ANNEXE

ORIGINE DU PROJET
Le projet CLUSTER est officiellement né en février 1983 à l'Agence Spatiale Européenne (ESA) lors d'une réunion de démarrage d'une phase "Assessment Study " regroupant des scientifiques et ingénieurs européens (dont une forte composante scientifique française et allemande). Cette phase avait été précédée par de nombreuses études menées principalement en France depuis 1981. La sélection de la charge utile a été entérinée par le "Science Programme Committee" de l'ESA en 1988.

Le projet a ensuite franchi avec succès tous les stades de la décision pour finalement devenir conjointement avec le projet solaire SOHO la première "pierre angulaire" du programme Horizon 2000 de l'ESA. Afin de faire tenir SOHO plus CLUSTER dans une enveloppe compatible avec le budget d'une pierre angulaire, il a été décidé que les coûts de lancement devaient être trouvés en dehors du budget de l'ESA. C'est ainsi que SOHO a été lancé par les américains et que le sort de CLUSTER a été confié au second tir technologique d'ARIANE 5. Le retard du programme ARIANE a finalement conduit à lancer CLUSTER avec ARIANE 501.

Le lancement du 4 juin 1996 s'est soldé par un échec.

Par sa résolution adoptée au SPC du 3 avril 1997, l'ESA propose à la communauté scientifique mondiale de restituer les objectifs scientifiques perdus par l'échec du vol 501 d'ARIANE 5, en relançant une mission CLUSTER 2. Le lancement des quatre satellites a été effectué à l'aide de deux lanceurs russes SOYOUZ complétés de l'étage supérieur FREGAT par la société STARSEM. Ils ont été tirés le 15 juillet et le 9 août 2000 depuis le cosmodrome de BaÏkonour.

Cluster Science Data Center (CSDS)

Le CSDS est né de l'impossibilité de financer le segment sol scientifique sur le budget ESA de l'ensemble SOHO+ CLUSTER, première pierre angulaire du programme "Horizon 2000". L'ESA a alors lancé un appel d'offre auprès de la communauté pour prendre part aux activités du CSDS et joue le rôle de coordinateur des activités menés dans les différents pays participants et finançant leurs activités sur ressources propres.

Le CNES, en association avec les laboratoires PI français y a répondu comme d'ailleurs tous les pays ayant une expérience embarquée: c'est ainsi qu'est né le CFC (Centre Français Cluster). Le CFC se compose du CTM (Centre de Traitement de Masse) et des CPI (Centre de Programmation de Instruments)

Les logiciels de décommutation et de traitement du CTM sont écrits sous la responsabilité des laboratoires, et à partir de spécifications définies par les centres nationaux. La réalisation des CPI est entièrement de la responsabilité des laboratoires.

Le CSDS concrétise ainsi une étroite collaboration entre le centre opérationnel de l'ESA (l' ESOC), les agences nationales, et les laboratoires qui apportent chacun leur contribution à l'édifice.

Dès que les données auront été validées par les PI, chaque Co'I de Cluster aura simultanément à sa disposition les données détaillées (pleine résolution) sur CD rom ainsi que l'accès électronique à un jeu complet de données moyennées sur 4 secondes, provenant de toutes les expériences embarquées.

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